10 mars 2020

EnCLASS un dispositif unique pour observer les comportements de santé des élèves du secondaire : l’exemple des consommations de substances psychoactives

Emmanuelle GODEAU, enseignante chercheur EHESP département SHS et médecin de l’éducation nationale

En France, environ 5,7 millions d’élèves fréquentent les établissements du secondaire. Ces sept années de parcours scolaire au collège puis au lycée, de la classe de 6e à celle de terminale, sont aussi des périodes de modification des comportements de santé et d’expériences nouvelles, notamment, en termes de substances psychoactives. Afin d’améliorer les connaissances sur ces questions, les équipes de recherche françaises référentes des enquêtes internationales centrées sur les classes de collège (Health Behaviour in School-aged Children – HBSC, PI Emmanuelle Godeau) et de lycée (European School Survey Project on Alcohol and other Drugs – ESPAD, PI Stanislas Spilka) ont depuis 10 ans noué des partenariats afin d’étudier l’évolution des comportements entre les « années collège » et les « années lycée ». C’est dans ce cadre qu’un nouveau dispositif baptisé EnCLASS (Enquête nationale en collège et en lycée chez les adolescents sur la santé et les substances) a été mis en œuvre (cf. http://www.enclass.fr/). Pour la première fois en 2018, il a permis d’interroger la même année plus de 20 000 collégiens et lycéens représentatifs des adolescents scolarisés en France métropolitaine âgés de 11 à 18 ans. Ceux-ci étaient invités à répondre à un questionnaire en ligne abordant des sujets relatifs à leur bien-être, leurs comportements de santé et leurs consommations de substances psychoactives. Ce sont les premiers résultats de l’enquête centrés sur les usages d’alcool, de tabac et de cannabis qui seront sont présentés lors de ce séminaire (cf. https://www.ofdt.fr/BDD/publications/docs/eftxssz6.pdf). Ils montrent que ce sont principalement les substances licites, alcool et tabac, qui se diffusent au cours des « années collège », sachant que la rencontre avec l’alcool est dans 4 cas sur 10 antérieure à l’entrée en 6e. Les garçons sont toujours plus concernés que les filles, qu’il s’agisse de l’expérimentation de l’alcool, de l’ivresse ou du cannabis. Comparativement à 2014, au collège on observe un repli global des usages. Durant les « années lycée » les expérimentations se poursuivent et des usages plus réguliers s’installent, tant pour l’alcool, qui apparait très accessible, que pour le tabac. L’expérimentation de cannabis progresse au lycée, mais les usages réguliers restent limités et plutôt masculins. En matière d’évolutions, les tendances au lycée apparaissent moins uniformes que celles constatées au collège : nette baisse des niveaux concernant le tabac, banalisation de l’expérimentation de la cigarette électronique, diminution de l’expérimentation du cannabis ; en revanche les niveaux de consommation d’alcool chez les lycéens sont restés stables.

3 mars 2020

L’égalité femmes – hommes, on en parle ?

Nicoleta BAKHOS, mission égalité femme-homme à l’EHESP

quizz égalité femme-homme EHESPL’EHESP et l’Université de Paris, porteuses d’une ambition commune en matière d’égalité femmes – hommes, se mobilisent à l’occasion du 8 mars, journée internationale des droits des femmes. En amont de cette journée, l’EHESP consacre un séminaire du mardi à la thématique « Égalité femmes – hommes » et propose un quiz ludique réalisé par le réseau Egalité USPC. L’occasion de mieux connaitre les enjeux de l’égalité entre femmes et hommes et d’échanger sur ce thème en équipes.

25 février 2020

Présentation et discussion autour de l’ouvrage La casse du siècle. À propos des réformes de l’hôpital public (Raisons d’agir en 2019)

Fanny VINCENT, sociologue et co-auteure de l’ouvrage (avec F. PIERRU et P-A JUVEN)

Résumé du livre : «  Des couloirs transformés en hébergements de fortune, des personnels de santé au bord de la crise de nerfs, des mobilisations récurrentes, l’hôpital public est mis à rude épreuve. Ce livre propose une analyse des politiques hospitalières successives qui ont abouti à la crise actuelle. Une véritable casse de ce service public est engagée par des réformateurs adeptes de l’acculturation de l’univers médical à des logiques managériales qui contredisent son bon fonctionnement. À l’encontre de toute évidence, les défenseurs d’une réorganisation du travail continuent de promouvoir à la fois des indicateurs de rentabilité ineptes et une vision techniciste de la médecine qui prétend substituer l’innovation aux relations humaines. Alors que la montée de la précarité et des souffrances sociales née de décennies de politiques néolibérales conduit une part croissante de la population à trouver refuge dans des services hospitaliers sous tension, l’hôpital se trouve devoir résister aussi bien aux manquements de la médecine de ville qu’à la concurrence de cliniques privées largement dispensées des obligations de service public. À l’heure où les mobilisations pour le défendre s’intensifient, un débat s’impose sur les missions de l’hôpital et les moyens qui lui sont accordés ».

4 février 2020

L’approche par l’art comme processus d’agentivité avec les jeunes

Helyett WARDAVOIR, enseignante-chercheure coordinatrice de la spécialisation en art thérapie à la Haute École Libre de Bruxelles, membre du GIFFOCH

S’intéressant principalement aux dimensions sociales et psychosociales des situations de vie en errance ou en placement des jeunes, c’est au cœur des modes d’interactions entre individus, groupes et institutions que se situe cette recherche-action qui s’inscrit dans un courant pragmatique-émergentiste. Celle-ci utilise l’approche narrative et artistique comme dispositif de récolte des données et de production de savoirs dont l’objectif est la construction d’une forme d’intelligence collective avec des groupes de jeunes peu habitués à être impliqués dans les processus de décision qui les concernent.

28 janvier 2020

Concours vidéo Tous Hanscène : handicap et poursuite des études supérieures

Les étudiants du master promotion de la santé de l’EHESP (2019-2020)

Aujourd’hui en France, seuls 8% des jeunes scolarisés en situation de handicap sont en études supérieures (contre 17% pour l’ensemble des jeunes) et parmi eux seuls, 1% atteignent bac+5. Face à ce constat, le concours vidéo étudiant Tous Hancène propose, à travers une compétition de courtes vidéos thématiques, d’inciter les étudiants en situation de handicap à poursuivre leurs études supérieures. Les étudiants du Master Promotion de la santé de l’EHESP (2019-2020) ont choisi de participer à l’édition 2020. À l’occasion du séminaire du mardi, ils vous présentent les films qu’ils ont conçus et réalisés. Vous pourrez les encourager en votant pour leurs vidéos…

21 janvier 2020

Quelles pistes pour une réponse stratégique aux pénuries de médicaments ?

Jacques BIOT, ancien président du conseil d’administration de l’école Polytechnique, en charge de la mission ministérielle sur la pénurie de médicaments en collaboration avec les experts du secteur.

Le gouvernement replace la lutte contre les pénuries de médicaments au cœur de ses préoccupations. Les tensions d’approvisionnement n’ont cessé d’augmenter ces dernières années. Un rapport sénatorial, dévoilé à l’automne 2018, faisait état d’une « inquiétante amplification » du phénomène. Et pour cause : selon l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), les signalements ont été multipliés par 20 en 10 ans, pour atteindre 868 cas en 2018. Vaccins, antibiotiques, anticancéreux… Selon les projections du même organisme, plus de 1200 traitements ou vaccins seront concernés par des situations de rupture ou tensions d’approvisionnement sur l’ensemble de l’année 2019. Un Français sur quatre s’est déjà vu refuser la délivrance d’un médicament pour cause de pénurie. Le gouvernement replace la lutte contre les pénuries de médicaments au cœur de ses préoccupations en indiquant qu’ « un certain nombre de dispositions relatives à la très bonne information qui doit exister entre les industriels et l’Agence nationale de sécurité du médicament » seraient introduites dans le projet de loi de financement de la sécurité sociale 2020. Il a ajouté que les producteurs de médicament qui tarderont trop à avertir de l’imminence d’une situation de pénurie écoperont de sanctions, pouvant aller jusqu’à 30% du chiffre d’affaires journalier. Affirmant ne pas vouloir « désigner tel ou tel», il a également indiqué vouloir comprendre « l’ensemble des causes » des pénuries et y apporter des solutions concrètes.

14 janvier 2020 // ANNULÉ

(Se) former par l’enquête : une expérience à vivre

Florence OSTY, sociologue intervenante (Collectif SAFIR), directrice de l’Executive Master « Sociologie de l’entreprise et stratégie de changement » à Sciences Po Paris et chercheure associée au LISE (CNAM-CNRS).

La pratique de l’enquête sociologique réfère à des usages variés dans les organisations : anticiper des changements à venir, réagir à des signaux de crise, soutenir des dynamiques d’apprentissage. Comprendre les dynamiques sociales pour concevoir des dispositifs d’action sur mesure, telle est une des ses vertus dans une perspective intervenante. La présentation de l’ouvrage « Enquêter dans les organisations » paru aux PUR en 2019, par Florence Osty, une des trois auteures (avec Anne-Claude Hinault et Laurence Servel) ouvrira la « boite noire » de l’enquête à partir de nombreuses situations empiriques vécues par les auteures. On explorera deux registres :

  • Former par l’enquête : quelles sont les ficelles de cette pratique, pourquoi faire le pari pédagogique de la formation par l’enquête, quelle histoire de cette pratique  de formation ?  quelles sont les avancées en termes de méthodes d’enquêtes qualitatives ?
  • Se former par l’enquête  : quelle est la nature de l’expérience vécue ? En quoi ce détour est-il instructif pour des managers et cadres ? En quoi l’enquête de terrain est une expérience qui soutient la réflexivité ? En quoi la recherche en sciences sociales alimente un management tenant compte des situations de travail concrètes et des dynamiques sociales ?

7 janvier 2020

Pourquoi un tel engouement pour les politiques publiques visant à agir sur les comportements individuels ? Présentation de l’ouvrage collectif Le biais comportementaliste.

Jeanne LAZARUS, chercheuse (CSO – Sciences Po, CNRS) et Patrick CASTEL, chercheur (FNSP, CSO – Sciences Po, CNRS).

Les économistes et psychologues comportementaux ont identifié une série de biais cognitifs qui expliqueraient à eux seuls pourquoi nos décisions, qui devraient être toujours conformes à nos intérêts, sont souvent irrationnelles. Ils proposent que l’action publique s’appuie sur ces mêmes biais afin d’orienter nos choix. Grâce à ces « nudges », nous sommes incités à adopter un comportement favorable à la résolution de multiples problèmes, écologiques, sanitaires, ou encore fiscaux, sans y réfléchir ni même avoir besoin d’en comprendre les enjeux. Le principal biais n’est-il pas de réduire les questions politiques et sociales à des problèmes de comportements individuels ? Cet ouvrage propose une analyse critique de ces savoirs et de leur application, et en explique le succès et les limites.

3 décembre 2019 (amphithéâtre Simone Veil)

Le projet Sérafin PH

Frédéric VERGNAUD et Clément FUSTIER, chargés de mission Sérafin-PH (CNSA – Direction des établissements et services médico-sociaux)

Le projet SERAFIN-PH a pour objet de mettre en œuvre un nouveau modèle de financement des établissements et services médico-sociaux accompagnant des personnes en situation de handicap. Cette réforme vise à proposer une évolution des modalités d’allocation des ressources qui soient lisibles, équitables et objectivées pour répondre aux besoins des personnes accompagnées. En poursuivant les objectifs de fluidification des parcours et de personnalisation des accompagnements dans le cadre d’une société inclusive, le projet SERAFIN-PH doit participer à faciliter la transformation de l’offre médico-sociale. Projet au long court débuté en 2014, le projet SERAFIN-PH se situe actuellement dans une phase charnière, avec la poursuite de l’exploitation des résultats des enquêtes et études socio-économiques menées auprès de volontaires du secteur médico-social, le choix d’un modèle de financement et le démarrage de sa modélisation. Dans ce contexte, il est important d’informer les professionnels d’aujourd’hui et de demain des premiers éléments de bilan de cette démarche co-construite, de ses enjeux et de ses perspectives.

5 novembre 2019

« Je souhaite retrouver liberté et dignité dans les meilleurs délais. » Le recours au(x) droit(s) de majeurs protégés contre leur gré.

Julie MINOC, sociologue au laboratoire Printemps (UVSQ-CNRS).

En France, en 2019, plus de 800 000 adultes vivent sous une mesure civile de tutelle ou de curatelle, exercée par un membre de leur famille ou un professionnel. Concrètement, être placé sous ce type de « protection juridique », cela signifie être tout ou partie dépossédé de la gestion et des décisions concernant ses biens (revenus et patrimoine) et sa personne (mariage, divorce, choix de son lieu de vie, etc.). Depuis la réforme du 5 mars 2007, le dispositif se veut réservé à des personnes pour qui une « altération des facultés » a été médicalement constatée, pouvant en ce sens apparaître comme un système de discrimination positive, garant du respect des droits de personnes fragilisées. Pour autant, ce placement judiciaire est a contrario pour certains « majeurs protégés » vécu comme « liberticide ». Il constitue une « injustice », une « violation de [leurs] droits » ou de leur vie privée. À leurs yeux, la mesure compense alors moins qu’elle ne génère matériellement et/ou symboliquement un handicap supplémentaire dans des existences sociales souvent heurtées. Si des protestations s’expriment le plus souvent à bas bruit, certains d’entre eux empruntent la voie judiciaire pour la contester. Significativement, l’acte de faire appel présente un paradoxe au regard de la procédure concernée : se mobiliser, démarcher, recourir, raisonner, exprimer sa volonté et ses préférences, voilà qui constitue un ensemble d’actions et de compétences cognitives et pratiques dont le défaut observé a pu susciter et justifier la demande sociale de mise sous protection. Qui sont ces contestataires ? Quelles sont leurs raisons d’(ré)agir ? Que cela révèle-t-il des usages sociaux du dispositif des tutelles, de son fonctionnement et des normes promues ? Dans un contexte de montée en puissance de la référence aux droits fondamentaux, comment l’institution répond, s’adapte, ou légitime le dispositif face à ses gouvernés les plus récalcitrants ?

19 novembre 2019

Hkind, la start-up tech for good qui rêvait de décloisonner la santé

Alice de MAXIMY, Fondatrice de hkind

L’une a lancé hkind APP, l’autre a tout lâché pour la rejoindre. Ces deux actrices de santé publique sont certaines que cette solution digitale permettra un maillage territorial démocratique et efficace de santé, et que hkind APP sera le wagon qu’il manque pour réellement fluidifier le parcours du patient. hkind APP permet à  tous les acteurs de santé (patients, aidants, professionnels, entrepreneurs, bénévoles) de partager de façon ultra simple et ciblée leurs initiatives de santé, et de rentrer en contact les uns avec les autres en un clic. Si les acronymes de la santé publique régionale, nationale ou internationale, n’ont plus de secret pour elles, Alice de Maximy et Marie Thubeuf-Luks parlent désormais couramment le « strat-upien », BA, AB test, google ads, fb ads, SEO, SEA, Deck, Pitch, VC, Hackathon, Datathon, Canva, Agile, PWA… Venez les écouter raconter la genèse d’une start-up et discuter de leur prochain enjeu : le déploiement sur le territoire.

26 novembre 2019

Le rôle des aumôniers dans les hôpitaux et établissements sanitaires et médico-sociaux.

Isabelle MEYKUCHEL, aumônier national des hôpitaux et des établissements sanitaires et médico-sociaux auprès de la fédération protestante et Costantino FIORE, aumônier national des établissements de santé pour le culte catholique.

Ce séminaire sera l’occasion de présenter les activités des aumôniers des établissements de santé et des
établissements sanitaires et médico-sociaux. Ces activités, placées sous l’autorité des chefs d’établissement, obéissent à des règles particulières qui seront exposées.

15 octobre 2019

Surexposition aux écrans : quelles répercussions sur le développement des enfants ? Quelles recommandations ?

Dr Sylvie DIEU OSIKA, pédiatre à l’Hôpital Jean Verdier AP-HP, Bondy et à Rosny-sous-Bois.

Où que l’on se trouve, les écrans sont partout autour de nous. Nos enfants sont au milieu de cet univers. Comment gérer cette situation selon leur âge ? A l’occasion de ce séminaire, le docteur DIEU OSIKA donnera des éléments de réponse pour une utilisation raisonnée des écrans en famille. Ce séminaire se déroulera exceptionnellement sur le site parisien de l’EHESP et sera retransmis en visioconférence dans l’Amphithéâtre Michel Crozier à Rennes.

1er octobre 2019

Health Reform and Presidential Politics in the United States: What Comes Next?

Michael Sparer, Chair and Professor Health Policy and Management, Mailman School of Public Health – Columbia University (USA)

Accédez à la biographie de Michael Sparer (eng)

25 juin 2019

Cluster randomized clinical trials to evaluate complex health intervention

Siddharudha SHIVALLI, Professeur adjoint / Coordinateur d’essais à la London School of Hygiene and Tropical Medicine, Londres, Royaume Uni

Cluster randomized trials are increasingly used in primary care, health promotion and public health. They offer distinct advantages in certain situations over conventional RCTs. We will discuss the key issues and challenges with cluster-RCTs in examining the effectiveness of complex health intervention comprising multiple components which interact to produce the change.

28 mai 2019

Présentation de l’ouvrage Santé mentale et souffrance psychique : un objet pour les sciences sociales (CNRS Éditions, 2018)

Simeng WANG, sociologue et chargée de recherche CNRS

Plus d’infos sur l’ouvrage

14 mai 2019

Inégalités sociales et environnementales de santé : les 10 ans du programme de recherche Equit’AREA

Séverine DEGUEN, enseignante-chercheure – EHESP

À l’occasion de la European Public Health Week, l’EHESP propose un séminaire dédié aux 10 ans du programme Equit’AREA. Par son approche territoriale, ce programme de recherche vise à explorer la contribution d’un certain nombre d’expositions environnementales aux inégalités sociales de santé, inégalités qui ont eu tendance à croître au cours de la dernière décennie.

EHESP teacher and researcher Séverine DEGUEN will review 10 years of research on social and environmental inequalities in health, with the Equit’AREA programme. Through its geographical approach, Equit’AREA aims to explore how environmental determinants have affected growing social health inequalities in the past decade.

Plus d’infos sur www.equitarea.org

30 avril 2019

Fablab et handicap  : le projet Humanlab

Hugues AUBIN, co-fondateur du Humanlab de My Human Kit – Chargé de mission à Rennes Métropole

Les fablabs sont un réseau mondial de collaboration utilisant autrement le numérique dans une optique humaniste. Auto-fabrication de prothèses imprimées en 3D, aides techniques nouvelles inventées par les personnes avec leurs proches, projets pilotes de médiation vers des publics spécifiques…autant d’initiatives qui se développent souvent hors du spectre institutionnel mais incarnent au terrain la prise de pouvoir et la participation des personnes concernées.  Nous découvrirons cet écosystème au travers l’épopée d’un de ses projets les plus connus : le Humanlab de l’association My Human Kit.

9 avril 2019

Découvrir le potentiel d’un outil au service d’interventions stratégiques dans les organisations de santé

Geneviève ROCH, infirmière et professeure titulaire à la Faculté des sciences infirmières de l’Université Laval au Québec.

La santé, c’est politique ! Comprendre l’environnement politique dans lequel s’insèrent les dossiers et activités sous votre responsabilité est une nécessité. Mais comment analyser stratégiquement cet environnement et intervenir efficacement sur les enjeux de santé qui vous préoccupent ? Voilà la question qui sera adressée en proposant quelques notions d’intérêts permettant d’introduire une démarche d’analyse et d’intervention incluant un outil politique Web à partir d’un exemple concret. Les participants seront amenés à apprécier le potentiel de cette démarche utilisée dans différents contextes d’enseignement, de recherche et de pratique.

2 avril 2019

Le projet Serafin-PH, réforme de la tarification dans le champ du handicap : présentation et actualité

Daphné BOREL, responsable du Pôle Serafin-PH à la Direction des Établissements et Services Médico-Sociaux du CNSA

L’objectif de cette intervention est de faire une présentation générale du projet Serafin visant à réformer la tarification des ESMS du champ du handicap. L’intervention décrira les objectifs, le calendrier et les premiers travaux réalisés dans le cadre de ce projet. Ce séminaire s’adresse à des personnes souhaitant avoir une première connaissance globale du projet.

26 mars 2019

Le règlement général de protection des données (RGPD)

Philippe MARIN, Délégué à la Protection des Données DPO/DPD à l’EHESP et Rozenn MOREL, Assistante DPO/DPD – EHESP

19 mars 2019

Les habitats alternatifs pour personnes âgées : définitions, enjeux et perspectives

Cécile ROSENFELDER, ingénieure de recherche à l’EHESP, docteure en sociologie

Nous assistons aujourd’hui à un engouement en faveur de formules alternatives d’habitats pour personnes âgées. Si elles sont, d’un point de vue quantitatif, bien moins nombreuses que les dispositifs de prise en charge plus classiques (institutions, domicile), ces formules suscitent fortement l’intérêt des médias, du grand public, des politiques publiques, des professionnels de terrain et des personnes âgées elles-mêmes. En effet, elles semblent être particulièrement représentatives d’un modèle de vieillissement intégré, actif et participant, aujourd’hui largement véhiculé par les politiques publiques et plébiscité par une partie des nouvelles générations de retraités. Dans le cadre de cette intervention, il s’agira d’apporter un éclairage analytique et conceptuel sur les habitats alternatifs pour personnes âgées, ce qui permettra de les définir, de comprendre leurs enjeux, de mettre en perspective leurs potentialités, mais aussi leurs limites.

12 mars 2019 – ANNULÉ

La place du comportementalisme dans l’action publique. Présentation de l’ouvrage Le biais comportementaliste.

Henri BERGERON, chercheur CSO – Centre de sociologie des organisations (CNRS) – Sciences Po / Patrick CASTEL, chercheur FNSP – CSO (CNRS) – Sciences Po et Delphine MOREAU, professeur EHESP pour la modération.

Les économistes et psychologues comportementaux ont identifié une série de biais cognitifs qui expliqueraient à eux seuls pourquoi nos décisions, qui devraient être toujours conformes à nos intérêts, sont souvent irrationnelles. Ils proposent que l’action publique s’appuie sur ces mêmes biais afin d’orienter nos choix, en nous considérant comme donneurs d’organes par défaut, en rapprochant les légumes et en éloignant les frites à la cantine, en collant des mouches au fond des urinoirs, en faisant sourire ou grimacer les détecteurs de vitesse ou en nous indiquant que nous recyclons moins que nos voisins. Grâce à ces « nudges », si faciles à mettre en œuvre, si peu onéreux, nous sommes incités à adopter un comportement favorable à la résolution de multiples problèmes, écologiques, sanitaires, financiers ou encore fiscaux, sans y réfléchir ni même avoir besoin d’en comprendre les enjeux. Le principal biais n’est-il pas de réduire les questions politiques et sociales à des problèmes de comportements individuels ? Cet ouvrage propose une analyse critique de ces savoirs et de leur application, et en explique le succès et les limites.

5 mars 2019

Précarité menstruelle : lever les tabous

Marine COMBE, rédactrice en chef du magazine féministe rennais YEGG Magazine / Laure-Anna GALEANDRO-DIAMANT, fondatrice et présidente de l’association Bulles Solidaires et Mathilde BOULET, responsable des collectes chez Bulles Solidaires.

Si la parole se libère autour des menstruations, de nombreux tabous et freins liés aux mythes et au sexisme perdurent. Aborder la précarité menstruelle, c’est décortiquer et déconstruire les charges mentales, émotionnelles, physiques et économiques que subissent les personnes réglées et tenter d’y apporter des solutions et des alternatives, à travers des exemples internationaux, nationaux et locaux.

26 février 2019

Entreprendre, pourquoi pas moi ?

Cécile BAUER, chargée de projet pépite Bretagne Loire

Doit-on fourmiller d’idées ? Aimer le risque ? Être une personne exceptionnelle pour entreprendre ? Nous avons souvent une vision déformée des entrepreneurs et de ce que signifie entreprendre. Après une rapide déconstruction des mythes et un aperçu des étapes de la création d’entreprise, venez découvrir les dispositifs d’accompagnement à la création d’activité pour les étudiants !

29 janvier 2019

La médecine libérale est-elle réformable ? Analyse sociologique de la formation « PACTE soins primaires » des coordinateurs des maisons de santé

François-Xavier SCHWEYER, Enseignant-chercheur, département SHS/EHESP CMH – EA MOS

Pour répondre aux nouveaux besoins de santé de la population, certains médecins libéraux promeuvent une approche pluri-professionnelle, l’association des patients et le principe de la responsabilité populationnelle. Ce nouveau type d’activité en soins de première ligne, théorisé sous forme de modèles internationalement connus, est au cœur de la stratégie de transformation du système de santé. L’EHESP et la HAS, en lien avec le Ministère de la santé et la FFMPS, a décidé en 2014 de construire un programme visant à former les coordinateurs d’équipes de soins primaires en associant les équipes : le PACTE Soins Primaires (Programme d’Amélioration Continue du Travail en Équipe de Soins Primaires). Une centaine de coordinateurs ont été formés en 2015-2017. Une analyse sociologique de la genèse et de la dynamique du projet est proposée.

22 janvier 2019

Le projet européen ParticipaTIC : une plateforme Moodle accessible pour améliorer les compétences des représentants des personnes handicapées

Marie CUENOT, coordinatrice du projet ParticipaTIC, département SHS, CoRHASI

Le projet ParticipaTIC figure parmi les projets européens portés par l’EHESP. Dix partenaires – associations de personnes handicapées et organismes de formation – issus de quatre pays (Belgique, France, Roumanie, Suisse) sont impliqués dans ce partenariat. Ce séminaire est l’occasion de présenter les avancées de ce projet qui vise à construire une plateforme de formation en ligne, basée sur Moodle, et proposant gratuitement des contenus de formation, accessibles, destinés à améliorer les compétences des représentants des personnes handicapées.

8 janvier 2019

Des jeunes en quête d’avenir et leurs parents : le rôle des perceptions du danger dans les décisions psychiatriques

Par Florence Weber (Professeure des universités, ENS, membre du Centre Maurice Halbwachs) et Pauline Blum (docteure en sociologie, ENS, membre du Centre Maurice Halbwachs).

Mis à jour le 12 mars 2020