Soutenances de thèses

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Soutenances

Madame Nsuni MET soutiendra sa thèse en santé publique intitulée :

« LES INFIRMIER(E)S ET LE DOCTORAT : quelle place dans les organisations du travail ? »

« NURSES AND THE DOCTORATE: what place in work organizations? »

 Le vendredi 3 février 2023 de 13h30 à 16h00

Amphithéâtre – Siège de l’AP-HP – 55 bd Diderot – Paris

La soutenance se tiendra en présentiel et en visioconférence.

Nsuni MET a préparé sa thèse dans le cadre du Réseau doctoral en santé publique, sous la direction de Mathias Waelli, membre associé de l’équipe « Recherche sur les services et le management en santé » (RSMS) de l’UMR Arènes et maître de conférence à l’Institut de Santé Globale, Université de Genève. Nsuni MET est inscrite à l’École doctorale 597 EDGE (École doctorale gestion économie).

Résumé de la thèse

Version française

Contexte

De plus en plus d’infirmières dans le monde poursuivent des parcours doctoraux. Les infirmier(e)s français(e)s ne sont pas en reste. La France a cependant la particularité de ne pas proposer de filière universitaire dédiée. Ces infirmier(e)s, réparties dans de nombreuses écoles doctorales n’ont pas le profil classique des autres étudiants. La grande majorité, poursuit une activité professionnelle parallèle faute de financement. L’objectif de cette recherche est alors de comprendre la place que les infirmier(e)s docteur(e)s ou doctorant(e)s (IDED) occupent dans les organisations de santé.

Méthode

Cette étude repose sur une méthodologie mixte en 3 phases menée de novembre 2018 à décembre 2020. Une première phase repose sur 45 entretiens semi-directifs pour comprendre le parcours et le vécut de ces infirmier(e)s. Et 10 entretiens auprès de cadre de santé et directeurs de soins non titulaires d’un doctorat ont apporté des éléments de compréhension dans les interactions avec les supérieurs hiérarchiques. Une deuxième phase repose sur un questionnaire envoyé aux 165 infirmier(e)s docteur(e)s et doctorant(e)s identifié(e)s en France. Ce questionnaire et ces entretiens ont été complétés par 27 heures d’observation in situ auprès de coordonnateurs de recherche. Une troisième phase de comparaison internationale repose sur des entretiens semi-directifs réalisés auprès de 10 infirmier(e)s suisses romandes (cinq docteur(e)s et cinq doctorant(e)s).

Résultats

Le lieu d’exercice des infirmier(e)s docteur(e)s et doctorant(e)s (IDED) a eu un fort impact sur leurs motivations à faire un doctorat. Les services tels que la réanimation, l’oncologie et la psychiatrie sont des environnements favorables au développement des profils scientifiques. Ces unités se caractérisent comme des organisations apprenantes. Dans ces unités soins principalement, la collaboration médicale y est fluide et favorise la modélisation des infirmières dans leurs travaux doctoraux. Les IDED souhaitent aussi bénéficier du même statut hospitalo-universitaire que les médecins. Ces éléments favorables sont aussi limités par la non intégration de l’activité de recherche dans les missions infirmières par les pairs et les supérieurs hiérarchiques.

Discussion/Conclusion

Les résultats de notre étude soulignent, la constitution d’une Élite infirmière formée par les IDED. Ces infirmier(e)s chercheur(euse)s construisent une relation de travail caractérisée comme ambigüe avec le corps médical. L’étude montre aussi l’importance de la notion de pouvoir qui aggrave la dynamique relationnelle entre les infirmières et les médecins. L’intégration des nouvelles compétences scientifiques infirmières questionne le Mandat infirmier. La profession infirmière a pour définition les soins directs auprès des patients mais sans inclure les missions transversales ou des activités satellitaires comme ici la recherche.

English version

Background

More and more nurses around the world are following doctoral courses. French nurses are not left behind. However, France has the particularity of not offering a dedicated university program. These nurses, distributed in many doctoral schools, do not have the classic profile of other students. The majority of them continue a parallel professional activity due to lack of funding. The objective of this research is then to understand the place that doctoral nurses or doctoral students (ND/NDS) occupy in health organizations.

Method

This study is based on a 3-phase mixed methodology conducted from November 2018 to December 2020. The first phase is based on 45 semi-structured interviews to understand the career path and life experiences of these nurses. And 10 interviews with non-PhD health managers and directors of care provided elements of understanding in interactions with supervisors. A second phase was based on a questionnaire sent to 165 doctoral nurses and doctoral students identified in France. This questionnaire and these interviews were completed by 27 hours of on-site observation with research coordinators. A third phase of international comparison was based on semi-structured interviews with 10 French-speaking Swiss nurses (five PhDs and five PhD students).

Results

The place of practice of the doctoral nurses and doctoral students (ND/NDS) had a strong impact on their motivation to go for a doctorate. Units such as intensive care, oncology and psychiatry are environments that are conducive to the development of scientific profiles. These units are characterized as learning organizations. In these units, medical collaboration is fluid and favours the modelling of nurses in their doctoral work. The ND/NDS also wish to benefit from the same university hospital status as the doctors. These favourable elements are also limited by the non-integration of research activity in the nursing missions by peers and hierarchical superiors.

Discussion/Conclusion

The results of our study underline the constitution of a nursing elite trained by the ND/NDS. These nurse researchers build a working relationship characterized as ambiguous with the medical body. The study also highlights the importance of the notion of power that aggravates the relational dynamics between nurses and physicians. The integration of new scientific nursing skills questions the Nursing Mandate. The nursing profession is defined as direct patient care, but does not include transverse missions or satellite activities such as research.

Jury

Etienne MACLOUF, professeur HDR, Université Panthéon-Assas, Paris (France) – Nathalie CHARNAUX, professeure, doyenne, HDR, UFR Santé Médecine et Biologie humaine, Université Sorbonne Paris-Nord (France) – Christophe BARET, professeur HDR, Université Aix-Marseille (France) – Fatima DAUMAS-YATIM, CNAM, Paris (France) – Nadia PEOC’H, maître de conférences, Université Toulouse 2 Jean-Jaurès (France) – Dominique SOMME, professeur HDR, UFR Médecine, Université de Rennes (France) et Etienne MINVIELLE, professeur HDR, Ecole Polythechnique (France).

Directeur de thèse

Mathias WAELLI, membre associé de l’équipe « Recherche sur les services et le management en santé » (RSMS) de l’UMR Arènes et maître de conférence à l’Institut de Santé Globale, Université de Genève.

Madame Abir AACHIMI soutiendra sa thèse en santé publique intitulée :

« Amélioration des algorithmes d’évaluation des risques chimiques dans le logiciel Seirich »

« Improvement of Seirich chemical risk assessment algorithms »

 Le lundi 17 octobre 2022 de 10h00 à 13h00
Salle 401 – EHESP Campus Paris

La soutenance se tiendra en présentiel et en visioconférence.

Abir AACHIMI a préparé sa thèse dans le cadre du Réseau doctoral en santé publique, sous la direction de Nathalie Bonvallot, enseignante-chercheure à l’EHESP. Abir AACHIMI est inscrite à l’École doctorale biologie santé n°605.

Résumé de la thèse

Version française

Lancé en juin 2015, le logiciel Seirich est un outil qui aide les entreprises à évaluer leurs risques chimiques, les informe de leurs obligations réglementaires et contribue à la mise en place d’un plan d’action de prévention. Afin de suivre les mises à jour réglementaires, d’apporter des évolutions ergonomiques et d’ajouter de nouvelles fonctionnalités, plusieurs modifications ont été apportées dans différentes versions de Seirich. L’objectif de ce projet est d’améliorer les algorithmes d’évaluation des risques chimiques de Seirich. La démarche de recherche repose sur 3 phases principales :

  1. La constitution d’une matrice des situations de travail associées à une valeur de risque chimique établi par expertise selon la méthode de Delphes. Les situations de travail ont été recueillies à partir de rapports rédigés par des professionnels de l’assurance maladie publique française. Chaque situation de travail est définie par des paramètres descriptifs de la tâche, de l’exposition et du danger. Chaque situation de travail a été ensuite évaluée et un score de risque chimique a été défini par 17 experts.
  2. Deux établissement de propositions d’amélioration basées sur la comparaison du score de risque Seirich avec ceux des experts ; l’examen d’autres modèles d’évaluation des risques/expositions et le retour d’expérience des utilisateurs de Seirich.
  3. Évaluation de l’impact de chaque amélioration sur l’évaluation des risques a été évalué à partir de près de 10 000 situations réelles de travail fournies par les entreprises.

En terme de résultats, quatre-vingt-huit situations de travail ont été recueillies et évaluées. Différents types d’entreprises sont représentés par ces situations de travail. Les secteurs d’activité les plus représentés étaient: le BTP (16 %), l’automobile (11 %), la métallurgie (11 %) et l’imprimerie (7 %). Les experts ont donné des scores de risque compris entre 40 et 60 pour 50 % des situations de travail. Les niveaux d’incertitude variaient de 11 % à 33 % avec une moyenne de 20 %. Au cours de la deuxième phase, une liste de 14 limites de Seirich a été élaborée. Des critères de pertinence, de faisabilité et de stratégie ont été appliqués pour identifier les limites à traiter. Sept ont été sélectionnés et une solution basée pour chacune d’elles. Enfin, l’analyse d’impact de l’ensemble des propositions montre que le score de risque a évolué pour 35% des situations de travail avec une modification du niveau de risque pour 6% d’entre elles. Ces améliorations proposées et leur étude d’impact ont été présentées au comité de pilotage du logiciel qui a statué sur leur application. 5/7 améliorations ont finalement été acceptées.

English version

Launched in June 2015, the Seirich software is a tool that helps companies to assess their chemical risks, informs them of their regulatory obligations and contributes in setting up a prevention action plan. In order to follow the regulatory updates, to provide ergonomic evolutions and to add new functionalities, several modifications have been made in different versions of Seirich. The aim of this project is to improve the chemical risk assessment algorithms of Seirich. The research approach is based on 3 main phases:

  1.  Constitution of a matrix of work situations associated to a chemical risk value assessed by experts. Work situations with their descriptive determinants were collected from reports written by professionals from public French health insurance.
  2. Improvement proposals based on the comparison of Seirich risk score with the experts’ assessment; the examination of other risk/exposure assessment models and the feedback from Seirich users.
  3. Evaluation of the impact of each improvement modification on the risk assessment was evaluated using nearly 10,000 real work situations provided by companies.

In the first phase, eighty-eight French work situations were collected and assessed. Various types of companies are represented by these work situations. The most represented activity sectors were: building and construction (16 %), automotive (11 %), metallurgy (11 %), and printing (7 %). The experts have given risk scores comprised between 40 and 60 to 50% of the work situations. The uncertainty levels rang from 11% to 33% with an average of 20%. During the second phase, a list of 14 limits was elaborated. Criteria of relevance, feasibility and strategy were applied to identify those to be treated. Seven limits were selected and a solution was proposed. Finnaly, The results of the impact analysis show that the risk score has changed for 35% of the work situations with a modification in the risk level for 6% of them. The proposals and their impact study were presented to the software steering committee who will decide on their application.

Jury

Examinateurs

Isabelle BALDI, professeur des universités – Institut de Santé Publique, d’Epidémiologie et de Développement de Bordeaux (France) – Dominique BICOUT, professeur des universités – Université de Grenoble Alpes (France) – Laurent MADEC, maître de conférences, IUT de Saint Denis université Sorbonne Paris Nord (France) – Nathalie VON GOTZ, maître de conférence – ETH Zürich Swiss Federal Institute of Technology (Suisse) – Christophe PARIS, professeur des universités praticien hospitalier – CHU Rennes (France) – Sébastien HULO, professeur des universités praticien hospitalier – CHU Rennes (France).

Directrice de thèse

Nathalie BONVALLOT, enseignante-chercheure – EHESP Rennes (France).

Madame Jade CHAKER soutiendra sa thèse en santé publique intitulée :

« Développements méthodologiques pour la caractérisation non-ciblée de l’exposome chimique interne humain
dans des études épidémiologiques »

« Methodological developments for the non-targeted characterization of the human internal chemical exposome
in epidemiological studies »

Le mercredi 1er juin 2022 de 14h00 à 18h00
Amphithéâtre Condorcet – EHESP Campus Rennes

La soutenance se tiendra en français et en présentiel.

Jade CHAKER a préparé sa thèse dans le cadre du Réseau doctoral en santé publique, sous la direction d’Arthur DAVID, enseignant-chercheur à l’EHESP. Jade CHAKER est inscrite à l’École doctorale biologie santé n°605.

Résumé de la thèse

Version française

L’exposition chronique à des mélanges complexes de contaminants chimiques (xénobiotiques) est suspectée de contribuer à la survenue de certaines maladies chroniques. Encouragées par le développement de la spectrométrie de masse à haute résolution (SMHR) et l’émergence du concept d’exposome, des méthodes analytiques non-ciblées commencent à voir le jour pour caractériser l’exposition humaine aux xénobiotiques sans a priori. Ces méthodes innovantes pourraient ainsi permettre un changement d’échelle pour identifier de nouveaux facteurs de risque chimiques dans des études épidémiologiques. Ces approches présentent néanmoins plusieurs verrous, en lien, entre autres, avec la présence des contaminants à l’état de trace dans des matrices biologiques. Une optimisation de chaque étape analytique (préparation d’échantillon) et bio-informatique (prétraitement des données, annotation) est donc indispensable pour surmonter ces limites. L’objectif principal de ce travail est d’implémenter un workflow non-ciblé applicable aux études épidémiologiques pour apporter une solution opérationnelle à la caractérisation de l’exposome chimique interne à large échelle. Les développements effectués ont permis de proposer un workflow de préparation d’échantillon simple à mettre en œuvre et s’appuyant sur deux méthodes complémentaires pour élargir significativement l’espace chimique visible (jusqu’à 80% de marqueurs spécifiques à une méthode). L’optimisation de logiciels de prétraitement des données, réalisée pour la première fois dans un contexte exposomique, a permis de démontrer la nécessité d’ajuster certains paramètres pour assurer la détection des xénobiotiques à l’état de trace. Le développement d’un logiciel pour automatiser les approches de profilage de suspects avec des prédicteurs MS1, ainsi que le développement d’indices de confiance a permis de prioriser les marqueurs pertinents pour la curation manuelle. Une application à large échelle sur 125 échantillons de sérum de la cohorte Pélagie a permis de démontrer la robustesse et la sensibilité de ce nouveau workflow, ainsi que d’enrichir l’exposome chimique documenté avec la mise en évidence de nouveaux biomarqueurs d’exposition

English version

Chronic exposure to complex mixtures of chemical contaminants (xenobiotics) is suspected to contribute to the onset of chronic diseases. The technological advances high-resolution mass spectrometry (HRMS), as well as the concept of exposome, have set the stage for the development of new non-targeted methods to characterize human exposure to xenobiotics without a priori. These innovative approaches may therefore allow changing scale to identify chemical risk factors in epidemiological studies. However, non-targeted approaches are still subject to a number of barriers, partly linked to the presence of these xenobiotics at trace levels in biological matrices. An optimization of every analytical (i.e. sample preparation) and bioinformatical (i.e. data processing, annotation) step of the workflow is thus required. The main objective of this work is to implement an HRMS-based non-targeted workflow applicable to epidemiological studies, to provide an operational solution to characterize the internal chemical exposome at a large scale. The undertaken developments allowed proposing a simple sample preparation workflow based on two complementary methods to expand the visible chemical space (up to 80% of features specific to one method). The optimization of various data processing tools, performed for the first time in an exposomics context, allowed demonstrating the necessity to adjust key parameters to accurately detect xenobiotics. Moreover, the development of a software to automatize suspect screening approaches using MS1 predictors, and of algorithms to compute confidence indices, allowed efficiently prioritizing features for manual curation. A large-scale application of this optimized workflow on 125 serum samples from the Pélagie cohort allowed demonstrating the robustness and sensitivity of this new workflow, and enriching the documented chemical exposome with the uncovering of new biomarkers of exposure.

Jury

Examinateurs

Michèle BOUCHARD, professeure – Université de Montréal (Canada) – Valérie CAMEL, professeure – AgroParisTech Paris (France) – Frédérique COURANT, maître de conférence – Université de Montpellier (France) – Christophe JUNOT, directeur de recherche – CEA de Saclay (France) – François LESTREMAU, ingénieur de recherche – IMT Mines Alès (France).

Directeur de thèse

Arthur DAVID, enseignant-chercheur – EHESP Rennes (France).

 

Madame Israa SALMA a soutenu sa thèse en sciences de gestion intitulée :

« L’implémentation des politiques qualités au niveau de l’activité des infirmières : l’exemple des procédures de certification dans les hôpitaux français »

« The implementation of quality policies at nurses’ activity level: the example of certification procedures in French hospitals »

Le mardi 15 mars 2022 à 13h00 sur le site parisien de l’EHESP
Amphithéâtre – 20 avenue George Sand – 93 210 La Plaine Saint-Denis

La soutenance s’est tenue en anglais et en présentiel.

Israa SALMA a préparé sa thèse dans le cadre du Réseau doctoral en santé publique, sous la direction de Mathias Waelli – membre associé de l’équipe « Recherche sur les services et le management en santé » (RSMS) de l’UMR Arènes et maître de conférence à l’Institut de Santé Globale, Université de Genève. Israa SALMA est inscrite à l’École doctorale 597 EDGE (École doctorale gestion économie).

Résumé de la thèse

Version française

L’implémentation des mesures qualité dans la pratique des professionnels constitue un enjeu essentiel de management des organisations de santé. Des recherches identifient des freins et des facilitateurs à l’intégration des mesures qualité à l’hôpital. On manque cependant de connaissance concernant leur intégration dans la pratique clinique. Cette thèse étudie la mise en œuvre de procédures de certification au niveau de l’activité infirmière en France. Elle suit une démarche en trois phases. Dans une première phase, nous avons réalisé une revue de littérature sur l’implémentation du changement dans la pratique infirmière. Cette revue a montré l’importance des recherches sur les facteurs systématiques qui favorisent l’implémentation des changements. Elle a montré aussi l’émergence en parallèle de recherches interrogeant l’impact du contexte local sur ce processus d’implémentation. Dans une deuxième phase, nous avons alors élaboré un cadre d’analyse qui intègre ces deux dimensions. Pour ce faire, nous avons d’abord mené une étude de cas exploratoire dans un CHU français entre avril et décembre 2019 combinant des observations (83h) et des entretiens semi directifs (n=16) auprès des managers et des infirmières. Les thèmes qui ont émergé de ce terrain ont ensuite été codés à l’aide du Quality Implementation Tool puis de la translational mobilisation theory. Nous avons procédé à une analyse combinée permettant d’élaborer un cadre intégrant les deux approches : integrated framework for implementation of change in nursing practices (IFINP). Dans un troisième temps, pour évaluer la généralisabilité et la pertinence de l’IFINP nous l’avons appliqué pour analyser les résultats de trois études de cas comparatives (n=33 entretiens) réalisées dans des hôpitaux de types et de tailles différentes, dans des secteurs d’activité différents. Le cadre s’est avéré assez flexible pour capturer l’ensemble des actions liées à l’implémentation de la certification. Les résultats ont montré une forte interférence des composants de l’IFINP.  Ces interférences nous aident à caractériser le contenu des facteurs systématiques repérés dans la littérature. C’est le cas notamment du leadership et du rôle joué par les managers sur le terrain. Ainsi, notre thèse contribue au développement des connaissances sur la mise en œuvre des procédures de qualité et des innovations au niveau du travail des infirmiers. Le cadre d’analyse offre aux managers une vision plus large des facteurs influençant les processus d’implémentation et un outil pratique pour les accompagner au quotidien.

English version

Implementing quality measures is essential to improve the performance of healthcare organizations. The integration of these measures, particularly certification, into professionals’ practice is a pivotal issue for managers and the management of healthcare organizations. However, research on the implementation of these quality procedures into routine practices remains limited. In this thesis, we studied the implementation of certification procedures at the level of nurses’ activity following an abductive approach. First, we reviewed the literature on the implementation of evidence-based changes in the nursing practice. This review showed that despite the importance of previous research on implementation factors, the impact of local context on implementation processes was poorly understood. Therefore, we developed an integrative framework in two stages. The first was inductive and consisted of a qualitative case study conducted between April and December 2019. Here, we analyzed the implementation of certification procedures in a French teaching hospital. Data were collected using 16 semi-structured interviews with managers and nurses and 83 hours of observations. The second was deductive in which we analyzed the emerged themes using the Quality Implementation Tool (QIT) and Translational Mobilization Theory (TMT). The analyses were combined to construct the integrative framework for the implementation of change in nursing practice (IFINP). Then, to assess the generalizability of IFINP in multiple organizational settings, we conducted comparative case studies. Data were collected using 33 semi-structured with relevant actors in the implementation of the certification procedures from three hospitals different in type and size and within three sectors. The framework was flexible to capture the different actions and elements that emerged during the implementation processes. These were helpful to characterize the leadership factors and managers’ role and showed a strong interference of the IFINP components. This thesis contributes to the development of knowledge relevant to the implementation of certification procedures at nurse’s level and offers a framework for managers with broader vision elements that influence the implementation processes at the organizational and professionals’ activity levels.

Jury

  • Irène GEORGESCU, Professor Institut Montpellier Management (rapportrice)
  • Michael SIMON, Associate Professor at University of Basel (rapporteur)
  • Aline CORVOL, Lecturer-hospital practitioner at the teaching hospital center of Rennes (examinatrice)
  • Etienne MINVIELLE, Professor Ecole Polytechnique/Institut Cancerology Gustave Roussy (examinateur)
  • Mathias WAELLI, Associate professor / Lecturer Institute of global Health, University of Geneva (directeur de thèse)
Mis à jour le 16 janvier 2023