PAROLES D’ALUMNI

NICOLAS BERTRAND est expert d’assistance conseil à l’Institut National de Recherche et de Sécurité (INRS). Il a suivi la formation Ingénieur du génie sanitaire (IGS promotion 2006-2007) à l’EHESP.

Nicolas Bertrand, élève formation IGS à l'EHESP (2006-2007) - Photo : INRS

Nicolas Bertrand – Photo : INRS

Pourquoi avez-vous choisi de suivre la formation IGS à l’EHESP ?

Suite à ma formation d’ingénieur chimiste, je souhaitais me spécialiser dans le domaine de la santé et de l’environnement et j’ai rapidement identifié l’EHESP et la formation d’Ingénieur du Génie Sanitaire comme une possibilité intéressante. D’anciens élèves de mon école d’ingénieur avaient déjà suivi cette formation et j’ai découvert par hasard, juste avant le jury de sélection, que mon propre grand-père s’y était formé quarante ans auparavant !

Quel a été l’impact de votre formation à  l’EHESP sur votre parcours professionnel ?

Tout d’abord, la formation dispensée à l’École m’a permis d’identifier les acteurs et l’environnement de la Santé Publique en France, ce qui n’était pas une mince affaire au moment de la réforme générale des pouvoirs publiques qui a vu fusionner les agences sanitaires au niveau national et régional. Ensuite, j’ai pu élargir mes compétences techniques, notamment sur les méthodes d’évaluation des risques sanitaires, que j’utilise désormais dans le cadre de mes travaux d’expertise.

Pouvez-vous décrire votre activité actuelle et expliquer ce qui vous plaît dans l’exercice de votre métier ?

Je travaille actuellement à l’INRS (Institut National de Recherche et de Sécurité) comme Ingénieur Conseil. Je réalise des expertises, conseille les entreprises, les politiques publiques, et partenaires publics et pilote des projets d’évaluation et de prévention des risques chimiques en milieu professionnel. Parallèlement, je suis membre du comité d’experts spécialisé de l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) pour l’évaluation des risques chimiques liés aux articles et produits de consommation.

Quel conseil donneriez-vous à une personne qui souhaite faire sa carrière dans la santé publique ?

Il faut développer tout d’abord des compétences techniques ! Le domaine de la santé se complexifie et les travaux d’expertise portent désormais sur des risques plus faibles qu’auparavant, qui sont parfois difficiles à caractériser ou observer directement. Les progrès de la science en médecine, toxicologie, analyse, évaluation des risques… sont importants mais complexifient les travaux et leur communication. Pour bien appréhender ces concepts, il faut des connaissances scientifiques et techniques solides et savoir travailler dans un cadre pluridisciplinaire. Ensuite, il faut savoir identifier ce qui tient des aspects scientifiques et techniques, des aspects politiques, culturels, médiatiques et des aspects économiques et sociaux pour bien prendre en compte toutes les dimensions de la santé publique.

Un bon moment de votre scolarité à partager ?

Les bons moments ont été nombreux, que ce soit lors des cours ou lors des sorties sur le terrain. Je me rappelle tout particulièrement d’une étude d’hydrogéologie dans le fond d’un bassin versant de la campagne armoricaine, où sous l’œil de mes camarades de promotion, j’ai fui du site de prélèvement, armé de ma tarière, pourchassé par un magnifique renard que j’avais dérangé dans son terrier…

Publié le 21 janvier 2019